A ma Déesse...

Je te promets pas que demain sera plus beau qu'aujourd'hui,
Ni que tu seras plus heureuse...

Je peux simplement te promettre que tu seras toujours dans mon coeur.
Maryne avait raison, quand je lui ai dit " J'arrête l'équitation"

Tu te souviens de ce qu'elle m'avait dit?
" Nan, t'arrêteras pas tant que Déesse sera là..."

Tant que tu es là Déesse, je reviendrais toujours.
Mais après le 31...

Qu'est-ce que je vais faire sans toi?
Quest-ce qu'on peut faire quand on va perdre un être cher...?

Rien...
On peut rien faire...

Parce que c'est comme ça,
Parce ce sera toujours comme ça...

C'est quand on perd ce qu'on aime,
Qu'on se rend compte à quel point on y tient...

Déesse, laisse moi pleurer une dernière fois dans tes crins...
Laisse moi jouer encore avec toi...

Je veux sourire encore une fois grâce à toi...
Comme tu as toujours réussi à la faire...

Dans tes yeux, j'ai trouvé mon coeur,
Dans ton coeur, j'ai trouvé ma joie de vivre...

♥...Déesse... ♥
A ma Déesse...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 03 mars 2007 12:58

Modifié le jeudi 28 juin 2007 04:08

Histoire d'un soir...

Son léger sourire me fit soupirer. Il était là, il m'observait, moi qui dormait à moitié. Il est vrai qu'à 2h du matin, je ne tenais plus trop sur mes pattes... Il était là, couché sur le ventre, jouant avec une de mes mèches, s'amusant à en faire une boucle anglaise... Et moi qui avait passé 1h à me lisser les cheveux... Mais il était là, c'était le plus important. C'était un ami, et sa présence était toujours chaleureuse à mes cotés. Je ne l'aimais pas, je l'adorais. C'était mon meilleur ami.
Ce soir-là, il posa la tête sur mon ventre et soupira à son tour. Il ferma les yeux, et s'endormit. Je ne sais comment, le lendemain matin, je me retrouvais dans ses bras, ma tête sur son ventre à lui. Besoin urgent d'aller au toilettes, aus sans le réveiller, ce serait difficile. D'ailleurs, j'échouai, et avant qu'il ne comprenne quoi que ce soit, je partis en courant. Lorsque je revins, il s'était rallongé, avec mon mp3 sur les oreilles. Je m'assis à coté de lui, il passa un bras autour de moi et me tira, en grognant un vague " reste, tu tiens chaud...". Je ris et rabattit la couette sur lui, mais je restais assise. Il se réveilla pour de bon quelques heures plus tard. Je lisai. Il semblait déboussolé.
"Qu'est-ce qui se passe? " articula-t-il
" Rien, pourquoi? "
" j'ai mal à la tête... Qu'est-ce qui s'est passé hier soir? "
" Ah ça... Normal que t'aie mal à la tête, t'as sifflé un pack de bière! "
" oula... Qu'est-ce que j'ai fait d'autre? Ou qu'est-ce qu'on a fait d'autre? "
" Eh bien... "
Je me lançai dans un récit, expliquant d'abord son arrivée impossible chez moi, notre sortie à l'anniversaire d'une amie, son secret qu'il m'avoua quand nous sortîmes pour qu'il prenne l'air, son état catastrophique du à une crise de larme, notre rentrée chez moi, et notre longue conversation à propos de la vie, des erreurs qui arrivent et des conséquences qui surviennent. Je lui rappelai qu'il s'endormit plusieurs fois en pleine phrase, et alors que je voulais le laisser dormir, il se réveillait en sursaut et en gémissant. Son cauchemar, c'était son secret. Ce soir-là, je l'ai cajolé plus que d'habitude. Il en avait besoin. Et lorsqu'il finit par fermer les yeux sans voir l'horreur, il m'observa m'endormir. Je ne savais pas la suite, puisque je me suis endormie.
Difficilement, il assimila tout ce que je racontais. Il observait ma chambre, les murs, les photos qui se promenaient un peu partout. Il réalisa soudain qu'il était chez moi et hurla.
" mais qu'est-ce qui t'arrive?! "
" Mais... mais... je me suis installé comme ça, chez toi, sans demander ni rien! "
" Et alors? "
" Ca se fait pas..."
" T'es mon meilleur ami, c'ets normal!"
" ah...?"
" T'en fais pas!"
Il soupira et posa sa tête sur mon épaule. Nous nous levâmes et je préparai un petit déjeuner pendant qu'il prenait une douche. Il sortit rapidement et s'installa. Il avait meilleure mine, et ça me faisait plaisir. Il me sourit, comme hier soir, avant que je ne m'endorme, et je sentis mon coeur chauffer d'un coup. Son sourire était si calme, si apaisant, si naturel, que j'étais toujours de bonne humeur. la matinée se passa sans encombre. Ce ne fut que vers 18h que les problèmes apparurent.
Ses parents vinrent le chercher. Il gémit, me regarda, et me prit dans ses bras. Je lui soufflai de parler avec ses parents, qu'ensemble ils pouvaient peut-être arranger les choses. Il me promit de m'appeler. Il partit, et se retourna sur la banquette arrière. Il me regarda, et ses yeux appelaient déjà à l'aide... Je l'encourageai d'un sourire, et espérait de tout mon coeur que les choses s'arrangerait. J'eus raison d'ailleurs, car lorsqu'il m'appela, il papotait joyeusement. Vers 00h, lorsque je dus me coucher et donc raccrocher, il soupira et dit

" Franchement, je sais pas ce que ej ferais sans toi! Merci pour tout! Fais de beaux rêves! Je t'adore!"

Et je compris que j'avais fait quelque chose de bien...


Il y a des rêves qu'on voudrait réalité. Il y a des rêves dont on ne voudrait que la sensation. Savoir que je peux aider les gens me feraient très plaisir... mais j'ai l'impression de ne servir à rien dans ce bas monde...Compter réellement pour quelqu'un, le ressentir, c'est possible? ='(
Histoire d'un soir...

# Posté le lundi 14 avril 2008 18:12

Une larme et un sourire...

Hallucinant comme on peut oublier les autres. Pourtant ils sont là, ils existent. Je sais bien qu'on peut pas aider tout le monde, que certains de veulent même pas de notre aide, mais ils sont là, et ils sont mal. Quand je pense à tout ce qu'il y a sur cette Terre, je me demande à quoi je sers. Face à eux, eux qui n'ont rien de tout ce que j'ai... Je râle quand je ne peux pas aller sur l'ordi au bout d'une semaine, je cris quand j'ai de l'eau de l'eau froide dans la douche en hiver, je pleure quand je perds mon chat ou un objet auquel je tiens. Mais eux... Ils n'ont pas facilement l'accès à un ordinateur, ils donneraient beaucoup pour de l'eau, chaude ou froide, pour passer du temps avec un chat et avoir quelque chose à soi... Egoïste, voilà ce que nous sommes. Mais la société n'avance que comme ça. Ca m'éecoeure quand j'y pense. j'en fais partie, mais je suis incapable de changer... Penser aux autres aussi, c'est important. Même par de petits gestes, ou simplement des sourires, peut-être qu'on peut ouvrir le coeur des gens, et qu'ils s'aideront les uns les autres? Je me souviens d'un film, et j'en pleure dès que je le vois :
Un monde meilleur...
C'est l'histoire d'un petit garçon qui, lors de son sujet d'éducation civique, eut une idée : si une personne en aide 3 autres, et que ces 3 autres personnes là en aident chacunes 3 autres, et ainsi de suite, on pourrait changer beaucoup de choses.

Ce ne sont pas forcément de grands actes héroïques, on est pas dans un roman ou dans la légende antique. On y est plus. Si vraiment on essayait, si vraiment chacun notre tour on passait le mot? J'ai pas en tête de sauver le monde, je ne suis pas aussi folle, mais le rendre plus solidaire, plus ouvert et plus doux, est-ce possible?
J'observe peut-être le monde avec des yeux d'une vraie gamine, qui regarde vers le haut pour voir le visage des gens autour d'elle... Je suis encore un peu comme ça, je sais, mais au fond je cherche à me protéger. Néanmoins, depuis mes 3pommes, je vois le monde en gris, noir et rouge, étouffant et triste, violent et égoïste, écrasant d'autres enfants comme moi partotu autour... Je suis parfois dure et froide, mais souvent c'ets parce que je cherche à protéger cette petite fille qui rêve d'un monde meilleur...


J'arrêterai de rêver soit le jour où quelqu'un aura tué cette petite, soit parce que le monde sera rassurant et qu'elle n'aura plus peur de rien... Un jour peut-être?


photo : extraite du film ='|
Une larme et un sourire...

# Posté le vendredi 16 mai 2008 11:50

Il y a CE tableau

Il y a CE tableau
Il y a ce tableau, grand, blanc, vide. Il attend patiemment que quelqu'un le couvre de couleurs. Il attend depuis longtemps. Son éclat est doux, calme. Il attend. Parfois il n'est plus éclatant. En ce moment il est terne. Pourtant, ce tableau n'est pas si blanc que ça. D'autres tableaux ont laissés des traces à sa surface, de légères couleurs, pastelles, belles. Le cadre de ce tableau est rayonnant, coloré! Mais la toile est blanche, ou presque.
Les pinceaux sont là. La peinture n'est pas loin non plus. Mais voilà, pinceaux et peintures ne peuvent créer le tableau tout seul. Il faut le peintre. Le peintre est assis face à ce tableau. Le peintre attend, comme la toile. Le peintre se dit que non, il n'aurait pas dû acheter cette toile là. Il n'a plus d'inspiration. La toile restera blanche et vide. C'est triste pour elle. Alors pour ne pas la gâcher, il cherche une idée. Il cherche. Depuis longtemps. Depuis que le tableau attend.
Le peintre voudrait peindre quelque chose de beau, de solaire? Il voudrait un tableau qui soit fier d'être un tableau et que les autres apprécieront aussi. Mais l'inspiration l'a un jour effleuré, et s'est enfuie bien vite. Toutes ces images qu'il inventait ont sombré, et même si les contours restent, la vivacité s'est évaporée.

Quelqu'un dit un jour
que la vie est une toile blanche
sur laquelle nous peignons ce que nous voulons.


"Comme la nuit nous manque parfois
Le noir serait plus à mon goût
Ces étoiles comme autant de croix
Tout un ciel en deuil de nous
Comme la nuit nous manque parfois
Comme elle tarde à venir
Quand elle tombe, ne trembles-tu de ça ?
Toutes ces nuits à venir..."
(Comme la pluie, Grégoire Leprince-Ringuet)

# Posté le samedi 12 septembre 2009 12:31